La suite de mon voyage au Perou
- Maison EIKO

- 19 janv.
- 10 min de lecture
Cette deuxième étape de mon voyage au Pérou… le cadeau précieux
Après la cordelière des Andes et ses montagnes majestueuses, mon cœur mon âme sont rechargés de la vibration de ses pierres et de la puissance de ces paysages

Je quitte Cusco avec comme dernier cadeau un ciel clair au-dessus de ces reines, pour aller dans le nord à Tarapoto
Là le choc se fait dès ma sortie de l’aéroport ! Une chaleur humide tropicale et le bruit des motos-taxi, motos-camion, motos-ambulance … bref que des motos ! Après le silence des sommets c’est violent !
Mais c’est juste pour une nuit, le temps de retrouver une partie de l’équipe et partir vers cette nouvelle aventure !

Go pour la forêt Amazonienne ! À moto taxi bien sûr !
45 minutes de route qui nous sortent de la ville pour entrer dans la magie de la forêt.
En regardant mes photos, je me rends compte que déjà sur le chemin il y avait des messages qui m’étaient donnés !!
Tout ou presque y était déjà écrit ! c’est fou, juste savoir ouvrir les yeux, le cœur pour y lire les messages que la vie nous offre.
On est toujours guidé, juste se rendre disponible à les recevoir.
Aujourd’hui en revoyant mes images je n’ai plus aucun doute à cela.

Arrivée le cœur impatient et en joie à l’ashram de Huamanwasi.
Le choc !! en plein cœur cette fois ci !
La beauté ! Dans tout et tout autour de moi. Ma chambre, mon refuge sous les toits avec comme seule vue cette nature flamboyante, gigantesque.

La nourriture péruvienne comme un cadeau à mon corps mon âme. Les sourires des
âmes qui chérissent ce lieu de leur magie et de leur savoir.
Tout ici va me ramener à mon âme, ma divinité, mon essence.
Je suis venue ici pour travailler avec la médecine des plantes. Pas pour des trips, mais vraiment me plonger dans leurs enseignements, leur guérison et me laisser guider par elles en pleine conscience et confiance
Je ne pouvais pas choisir meilleur endroit que ce refuge de beauté, de puissance et de bienveillance.

Romulo, l’homme médecine qui m’avait déjà accompagné dans ma formation de Kundalini, est ici dans ses lieux depuis de nombreuses années.
Luna, femme médecine, que j’ai rencontré, est aussi depuis de nombreuses années en partage avec Romulo.
Tous les deux à travers le yoga kundalini, le yin yoga, la méditation, la danse, les partages, l’exigence de notre responsabilité et leur regard nous ont préparés, ramenés en notre cœur.
Puis le cadeau précieux au cœur de chacun chacune fut leur chant comme s’ils plongeaient en plein cœur de notre âme pour l’accompagnée, la guidée.
Une traversée d’amour.
Jamais je ne me suis sentie en insécurité.

Même pendant ma diète pendant plusieurs jours toute seule dans mon tambo au milieu de la forêt amazonienne j’étais chez moi. Les arbres et leur racines immenses, les plantes, les insectes (et ils sont très nombreux, très grands et très chantants !), la rivière et sa puissance, tout était un cadeau précieux pour moi, une médecine de tendresse et de lumière d’amour. Mon corps en porte encore leur résonance, leur magie, leur puissance.
En eux et avec eux, je me suis révélée et redressée en totale confiance des cadeaux que je recevais.

Pourtant un jour revenant de la rivière où j’étais allée déposer des offrandes de larmes et des vœux de joie, j’ai trouvé qu’il y avait quand même beaucoup de guêpe dans mon tambo. Alors juste par sécurité, je me suis enfermée dans la moustiquaire de mon hamac. Une fois à l’intérieur, je regarde le petit manguier juste à côté et j’y vois un très joli nid de guêpe !!
Donc là quand même une question se posait « Est -ce que je descends retrouver le gardien de l’eau ou j’attends la visite journalière ! » Je décide de sortir de ma moustiquaire et de descendre, mais là personne. Alors je reviens et me remets dans ma cachette attendant la visite !
Verdict, oui oui il faut faire quelque chose mais ça ne sera que demain en fin de matinée ! Ok on va partager la maison !
Alors je fais avec elles, je fais mon feu et me couche. Juste avant de m’endormir, j’ouvre ma moustiquaire pour prendre un verre et là pleine de guêpe décident au même moment s’infiltrer dans ma moustiquaire !
Je ne sais pas comment j’ai fait, mais je suis arrivée à refermer sans qu’aucune guêpe n’y rentre.
Je passe une nuit tranquille bercée par les chants de la forêt Amazonienne !
Le lendemain matin quand j’ouvre ma moustiquaire, je trouve quand même qu’il y a beaucoup mais beaucoup de guêpes ! Bizarre ? Alors je décide de regarder en dessous de mon sommier de bambou, pas simple curiosité.
Et là, qu’est -ce que je trouve juste situé au niveau de ma tête, un bien beau nid ! Mais pas un petit comme celui du manguier, non là on serait plus sur une centaine ou plus de guêpes !

Alors là quand même je décide m’éloigner de cette fête pas par peur mais vu leur
nombre et leurs tailles, si elles venaient à me piquer la fête risquerait de mal finir. Beaucoup trop dangereux, alors tranquillement je coupe de grandes feuilles de bananiers (et ici elles sont vraiment très grandes) et me fais un petit lit en dehors du tambo par terre avec tous les autres insectes. Cela pendant plusieurs heures le temps que quelqu’un vienne pour les déloger.

Je n’ai pas eu peur et j’ai remercie ces guêpes qui par leur présence mon fait le cadeau d’aller guérir en moi encore quelque chose qui s’est réveillé quand j’ai fait le lien avec ma mère. Elle était allergique aux guêpes et jamais il n’avait eu ici ce problème de nid de guêpe.
Au-delà de cette guérison, ma décision profonde et tranchante a été que j’en avais fini avec mon passé, mes histoires et croyances et qu’aujourd’hui je portais seule la responsabilité de ma vie, de mes joies et de mes peines. Cette décision ne m’est pas venue à ce moment-là mais ce rappel du passé n’a fait qu’ancrer plus profondément en mon cœur cette conscience de ma propre puissance et responsabilité de ma vie.

Le soir venu, j’ai fait un très grand feu avec les guêpes. Pour y déposer tout ce que je souhaiter laisser ici du passé et en gratitude de l’enseignement des guêpes. Au réveil j’ai versé toutes les cendres autour du tambo pour les rendre à la terre, et laisser la magie de transmutation de la vie s’opérer.
Tout ici était cadeaux, de mes voyages à simplement regarder la vie autour de moi.

Puis il a eu un dernier voyage et une dernière journée à me baigner dans cette nature et cette rivière.
Pour celles et ceux qui ont vu la première étape de mon voyage, dans la vidéo je disais à un moment :
« Je ne sais pas pourquoi je suis venue ici … ces pierres s’est comme si elles me rappelaient à ma structure que j’ai oubliée »
Quand je me revois disant ces mots et après avoir vécue ce dernier voyage … vraiment tout était déjà là et que surtout mes propres mots le disait déjà sans que je n’en comprenne le sens. C’est fou.
Je vous partage un peu de ce cadeau précieux aussi important pour moi que la naissance de mon fils ...
Une fois après avoir pris la médecine, celle qui dont j’avais vu son nom sur la route me conduisant ici, celle qui portait le nom de mon tambo … j’ai tout de suite senti l’esprit de la plante se mettre derrière moi, dans mon dos pour me soutenir et commencer à me bercer.
Je me suis laissée faire et déposée en elle. A cet instant, ce n’était plus l’esprit de la plante mais mon père.
Mon père disparu quand j’étais bien trop jeune, il y a bien longtemps, me revenait là pour me bercer et y accueillir toutes les larmes et batailles de ma vie depuis son départ.
Je me suis lovée dans ses bras, me suis fait bercée comme une petite fille dans la chaleur de son amour. J’étais si bien, j’avais tellement oublié …
Une fois mes larmes séchées, j’ai senti qu’il redressait « ma structure ». De sa présence dans mon dos, il m’offrait tout ce qui m’avait manqué d’un père qui vous ancre dans la vie, bien droite le cœur grand ouvert de confiance pour avancer. Prendre ma place et y sentir ma puissance.
Puis je me suis redressée, relevée avec lui. S’en est suivi toute une toute une journée de cérémonie et d’offrande à la rivière et au feu. A aucun moment, Il ne m’a quitté ! Le temps que j’intègre en moi cette nouvelle dimension, cette nouvelle posture.
Arrivée à la rivière pour y déposer mon offrande à ma vie, à mes intentions et malgré la puissance de l’eau, je suis restée là longtemps au milieu du courant, ancrée au cœur de cette forêt Amazonienne. J’ai senti ma puissance, que rien n’y personne ne pourrait me faire vaciller. J’étais là débout reliée au cœur de la terre, traversée par la puissance de l’eau et soutenue par la puissance et la beauté de la forêt. De cette beauté mon père m’y a glisser des mots en mon cœur « regarde toute cette beauté, c’est ton avenir »
Dans la journée, la nuit, il eut d’autres cadeaux, des regards, un grand condor, des mots. J’étais et je suis la reine de la rivière et de la forêt.
On m’a célébré, orné, aimé.

Ce voyage m’aura ramené à mon père et y recevoir ce qui m’avait manqué de lui.
Une structure en mon corps, en mon cœur. Me tenir droite et fière en tout lieu. Prendre ma place à bras et cœur ouvert. Fière d’être la femme que je suis et consciente de mon pouvoir
Me sentir comme une reine, m’ouvrir à recevoir toutes cadeaux que la vie m’offre, pas besoin d’ornement juste la beauté de qui je suis et m’ouvrir à la joie, l’amour, la beauté de ma vie à venir en toute confiance
Je savais déjà qu’il était auprès de moi, après les années des larmes et la colère passées, mais aujourd’hui je le sens en moi, en mon corps et l’on se parle comme si l’on ne s’était jamais quitté. Notre chemin continu

Au-delà de l’expérience spirituelle, mon corps a véritablement été pris en soin et j’ai senti de grandes guérisons. Qui aujourd’hui sont vraiment ancrées dans la matière.
Depuis de très nombreuses années j’avais des douleurs constantes au ventre.
Depuis 2021 j’avais beaucoup d’inflammation dans mon corps avec des crises qui me conduisaient à l’hôpital. Où j’étais suivi en imaginant diverses maladies auto-immunes sans y trouver aucun remède. Par mon histoire mon corps avait été coupé en deux et là il m’a été clairement montré que cela se situait au niveau du plexus solaire en effectuant une grande guérison. Puis il y a eu aussi l’espace de la gorge, les cervicales avec surtout le côté droit séquelles d’un traumatisme crânien et coma…
En tout cas aujourd’hui par les guérisons que j’ai reçues et dont je me suis rendue disponible pour les recevoir, je n’ai plus de douleurs au ventre, plus d’inflammation… je ressens une réelle délivrance en mon corps, avec une nouvelle conscience de mon corps et un nouvel équilibre.
J’en mesure depuis mon retour les bienfaits chaque jour.
Pour continuer et accompagner ces guérisons profondes, je continue une diète où je ne mange plus de viande de bœuf, de porc, de gluten, d’alcool et plus de sucre ! Ce qui est fou c’est que je ne rencontre aucune difficulté à cela et au contraire un vrai plaisir de ressentir aucune emprise du sucre sur moi.
Pourtant là avec les fêtes de fin d’année, je suis allée retrouver mon fils à San Francisco pour y célébrer son anniversaire, Noël et le jour de l’an. Aucune goutte d’alcool, pas de sucre !! Je me suis amusée à trouver des recettes et des astuces pour leur faire des plats et des gâteaux sans sucre ! Et c’était bon !
Et en ce mois de janvier 2026, je continue cette diète tant que j’en ressens l’envie et le plaisir.
Voilà ce que ce voyage au Pérou m’a offert.
C’est mon expérience à moi. Et à moi seule.
Mon souhait de vous partager mon expérience est quelle est forte pour moi et fait partie de mon chemin aujourd’hui. Mais en aucune façon pour encourager qui que ce soit sur ce chemin. Il n’y a pas de magie dans le sens où cela est très personnel et demande du courage et beaucoup d’engagement, de responsabilité. Toutes les personnes qui étaient là à participer, aucune n’a vécu la même expérience. Chaque parcours de vie est totalement diffèrent et la recherche tout autant.
Comme je vous l’ai dit au début, je n’étais pas là pour le « trip » et je ne prends pas la médecine des plantes pour ce rôle-là mais pour la puissance de leur enseignement que je veux bien recevoir .
Au Pérou, tout y est spirituel et la médecine des plantes fait entièrement partie de leur culture, des traditions. Ils ont une grande conscience et reconnaissance de la Pachamama,
Les montagnes majestueuses de puissance, de beauté et de magie. On les appelle les Apus dans la culture Quechua. Une manière de renouer avec le sacré, un héritage qui vibre encore aujourd’hui avec une force surprenante.
Je ne savais pas tout cela en y allant que je découvre aujourd’hui. Avant d’en comprendre le sens, j’en ai fait l’expérience. Elles m’ont accueillies, parlées, guidées. Une conversation active par mes pas, à travers leurs roches jusqu’à leur sommet.
Les gardiennes des cordillères des Andes. Un dialogue sacré en mon cœur, à l’écoute de l’enseignement, de leur mémoire, leur esprit. Une connexion, un témoignage de l’immensité du monde et de ma juste place en leur sein
Ne plus regarder en arrière
« Au cœur de la spiritualité andine, l’univers n’est pas une scène inerte, mais un tissu d’êtres vivants en relation constante. La cosmovision andine conçoit les Apus comme des acteurs fondamentaux de ce système. Il ne s’agit pas de dieux lointains dans un panthéon céleste ; ce sont des présences tangibles, des esprits protecteurs dont le corps physique est la montagne de roche et de glace elle-même.
En quechua, le terme possède une dualité essentielle : il signifie à la fois « Seigneur » ou « Chef » et « Montagne ». Cette fusion linguistique révèle l’essence de son rôle. Un Apu est une autorité, un juge et un protecteur du territoire qu’il domine. Chaque communauté, chaque ayllu, avait son Apu tutélaire, une montagne spécifique qui veillait sur ses habitants, son bétail et ses récoltes, établissant une relation de réciprocité et de dépendance mutuelle »
Les gardiennes.
En novembre 2024, c’étaient les gardiennes de la planète que je rencontrais en plongeant avec elles au cœur de la Polynésie : Les baleines à bosse

Ici au Pérou, les Apus.

Dans la cosmovision andine, il y a un symbole de 3 marches, la croix andines « la Chakana », que l’on retrouve dans la culture et artisanat Inca.
Elles représentent l’interconnexion des 3 mondes.
Le Monde Supérieur (Hanach Pacha) comprend les étoiles, les êtres célestes et dieu
Le Monde du Milieu (Kay Pacha) représente le monde de la vie humaine
Le Monde Inférieur (Uqhu Pacha) représente le monde souterrain, inconscient et la mort
Avec les 3 archétypes ou des esprits animaux sacrés :
Le Condor – notre capacité à communiquer avec les cieux et avec les esprits
Le Puma – notre capacité à vaincre nos peurs
Le Serpent – notre capacité à nous guérir
Et les 3 principes incas :
Ils visent à aider l’humanité Inca dans le maintien de la paix, l’équilibre et harmonie du monde dans les :
Llankay – Pour travailler la maîtrise du corps et du physique.
Munay – Amour Inconditionnel.
Yachay – Sagesse, et la compréhension au-delà de l’intellect.
Ce pays est d’une richesse et d’une beauté magnifique où j’en ai entrevu qu’un infime trésor.
Le chant des baleines, l’énergie de Apus et de la forêt amazonienne vibre dans chacune de mes cellules. J’en porte leur trace et me laisse guider par elles.
Le début du chemin.
Merci
De beaux voyages à vous



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